20 juin 2007

Vacances, j'oublie tout, plus rien à faire du tout

Voilà, les examens sont finis pour tout les japonisants et sûrement pours les autres. Certains soutiennent leur mémoire, d'autres attendent leurs résultats en se rongeant les ongles et le reste de la communauté fantasme sur la sympathique rumeur de rattrapages en septembre (c'est beau de rêver…) quand ses membres n'ont pas abandonné depuis des mois l'idée même de valider leur année. Tout est normal en somme. Vers mi-septembre je me repaîtrai à nouveau des carcasses de mes congénères les plus faibles avec grand plaisir, et ce avant que je ne disparaisse dans quelques années des couloirs de Lyon 3 pour nourrir le monde de mes connaissances acquises partout sauf en classe.
C'est le séculaire cycle de la vie estudiantine Simba…

Ce qu'il y a d'amusant pendant les examens, outre la tête déconfite de la majorité des étudiants qui se sont échangés la veille des fichiers de cours incomplets, c'est leur état de panique constant et la lueur effrayée de leurs yeux. Aller en cours est déjà trop dur pour la majorité, trop occupée à glander devant le dernier épisode de Naruto ou Final Fantasy 4596, il ne faut pas trop leur en demander. Chaque épreuve est donc précédée ET suivie de complaintes répétitives et autres borborygmes rébarbatifs. Keskecétéduralor…
Les profs doivent se gargariser devant de telles scènes. Et alors de s'imaginer la litanie habituelle des cervelles d'étudiants : Merde ça se lit comment ça ? Ça veut dire quoi « kuruma »… Ça fait 5mn que je suis là, je peux partir ? AAaaARrRrrGGgg ! Quelle sale P*** c'est quoi ce sujet !?!!

Oulala, y'a trop de kanji…

Combien de fois avez vous entendu ça en section japonais ? Bizarrement en section chinois je l'entends moins… A chaque fois que cette phrase parvient à mes délicates oreilles j'ai des envies de meurtre. Pourquoi donc faire du japonais si on n'aime pas ça ? Qui a donc mis le revolver sur la tempe de ces otaku pour qu'ils s'inscrivent et deviennent d'illustres traducteurs de Nana plus tard ?? (ou interprêtre pour Mana-sama…)
Quand à la difficulté des examens concernés, laissez moi rire, la plupart demandent une application du service minimum universitaire : venir en cours, comprendre, retenir un minimum.
Mais c'est déjà trop demander, en effet les examens sont infaisables par définition.

C'est plutôt drôle par ailleurs de penser que la majorité des inscrits en japonais ne savent ni parler ni écrire correctement leur langue maternelle. Comme quoi, le socle de connaissances relève plus de la théorie que de la pratique.
Si l'on distribue le bac pour envoyer toutes nos têtes blondes sur le parking à chômeur (comme dirait, dans un élan de lucidité loin des thèses de son parti moribond, notre prof d'extrême droite suspendu) il ne faut pas s'étonner qu'une bande l'illettrés squattent les bancs de la fac. Quand on ne sait pas s'exprimer avec une syntaxe correcte, orthographier des mots de base et qu'on s'étonne devant l'existence même du passé simple on évite les études de langue… simple conseil d'ami.

Sur ce, bonnes vacances ! Même si pour les étudiants qui ne doivent pas subvenir eux-même à leurs besoins c'est les vacances toute l'année.


PS : il semblerait des cours soient vouer à disparaître dès l'an prochain, et Analyse de textes et Etudes de documents sont sur la sellette. La baisse de niveau n'inquièterait donc plus personne, la prochaine fois je demande mon Master dès l'inscription ça ira plus vite.