
Depuis des années en septembre, les bancs de la fac se remplissent, et la section japonais est une section à part. Une section d'élite... ils ne tirent pas beaucoup mais ils chassent tout le temps.
Septembre, l'ouverture de la chasse à la japonaise est déclarée. Chasse autorisée toute l'année dont le point de départ est l'arrivée des étudiantes en échange. Certaines loin de l'imagerie niaiseuse et décalée qui fait fureur viennent chercher du temps de penis disponible, véritables proies volontaires nous n'allons pas les plaindre, d'autant que ces demoiselles savent ce qu'elles veulent. Mais la grande majorité des étudiants en échange vient faire ce qu'elle fait au japon : glander, faire du shopping (
Vuitton, Hermès, Morgan…) et sortir.
Il y a également quelques sujets mâles. Ceux-ci se retrouvent souvent harcelés par la population féminine
yaoiste ou visualeuse française. Mais cela reste une chasse très confidentielle et nous allons plutôt nous intéresser à la traque institutionnalisée du gibier féminin
made in japan (contrefaçons et espèces asiatiques différentes acceptés en dernier recours).
Un mauvais chasseur, c'est un mec, il a son fusil, quand y voit un truc bon, ben y tire. Et le bon chasseur, c'est un mec, il a son fusil, il voit un truc qui bouge, y tire... mais c'est pas la meme chose (Les Inconnus)Certains partagent leur techniques avec leurs amis pour le plus grand bonheur de nos oreilles baladeuses :
- Tu vois là bas c'est un truc de fou, t'es de la viande pour elles, cet été par exemple franchement c'était un truc de fou. Franchement… dingue quoi.
- Ah ouais ?
- Moi j'ai remarqué que ce qu'il faut c'est de l'argent, genre, au conbini tu vois je lui faisais
"Tu veux quelques chose ?" et là tu payes, et tu sors tes billets de 50000¥…
(ndlr : les billets de 50000¥ n'existent pas…)- 50000¥ ? Ça fait combien ça à peu près ?
- Euh… 400 euros tu vois.
- Ah ouais, quand même.
- Mais bon comme ça elle vois que t'as de la thune, et c'est ça qu'elles aiment.
Tandis que d'autres parlent moins et apprennent à parler le japonais de djeunz (vulgarité et autres abus de
nanka, tsuka, tte, saa…) pour le grand plaisir de ces demoiselles. Dommage d'ailleurs que ces derniers ne savent pas aligner deux mots normalement. Mais après tout pour trouver un emploi au Japon il suffit parfois de coucher avec la bonne
ojosan (fille à papa) plutôt que de se casser la tête à avoir un diplôme de japonais inutile (pardonnez moi donc de ce pléonasme). Certains font d'ailleurs comme pour les CV ils envoient leurs sécrétions diverses un peu partout :
Tu verras, quand tu sortiras avec plusieurs filles en même temps, tu pourras plus t'en passer (étudiant en échange au Japon).
Mais après tout, comment blâmer ces abrutis ?! Le tableau de chasse doit être conséquent, et nécessite par là même des approches multiples. Après avoir récupéré les numéros de la cuvée de japs de l'année, quand on ne sait pas si Naoki est un jeune homme ou une jeune fille on envoit quand même un SMS. Qui sait, c'est peut-être une
idol de l'archipel ! On est peut-être la risée de tous les japs mais c'est pas grave, on est un grand chasseur !
Honte sur celui qui restera toute sa vie dans l'ignorance du plaisir d'utiliser des filles comme des simples récipients à sperme.
Ryo Saeba n'a qu'à bien se tenir les étudiants en japonais prennent la relève.
Mais qui peut bien s'inscrire en allemand pour se taper des allemandes ?
C'est ce qu'une amie et moi-même nous demandions. Et bizarrement, on ne s'est même pas posé la question pour le japonais, c'est tellement évident. Le poids de la monomanie en rajoute et quand un étudiant se retourne en bavant en hurlant
Qui ça? Qui ça ? quand tu lui dis
Oh elle là-bas, elle vient de Tokyo alors qu'il ne s'est pas retourné pour une chinoise top model il y a de quoi se poser des questions....
Etudiant : (en montrant un produit de l'épicerie chinoise du coin) Ah regarde ce que je vais acheter
Japonaise : Ah c'est super bon ça, c'est coréen
Etudiant : (en reposant le produit) Oups…
Et bien c'est pareil pour les filles, sauf quand l'onanisme devient trop régulier et trop pesant, là on cherche parmi tout ce qui est jaune.
Etre méticuleux est le secret de la réussite, les unes après les autres ont les invite, on tente le coup. Puis on procède par palier (belles, mignonnes, bof) et on fait les fond de tiroir quand on a échoué partout. Les mauvais chasseurs, en plus d'être à la traîne, finissent par avoir honte et persuade leur entourage que c'est l'amour, le vrai. Ils essaient surtout de se persuader... rien de plus pathétique qu'un chasseur qui n'assume pas...
Les chasseurs les plus brillants jongleront avec les relations, une fille gardée en stock dans chaque ville visitée pendant ses vacances d'été, plusieurs présentes à Lyon pendant l'année (de préférence une qui tromperait son mec actuellement, elle pourrait rien dire si elle découvrait les autres).
Une japonaise c'est pratique en plus ! Ça fait les devoirs de japonais, les lettres de motivation pour partir au Japon en échange… Elle ne sait peut-être pas qu'elle offre ainsi au chasseur qu'elle fréquente le sésame pour le
Disneyland du sexe qu'est l'archipel à ses yeux mais peu importe. D'ailleurs là bas les plus optimistes ont des plans ambitieux, comme cet étudiant :
Les japonaises de cette fac sont riches, j'en trouverai bien une pour m'entretenir !Si le chasseur est narcissique et qu'il n'a jamais posé les pieds au Japon il se pourrait qu'il achète 8 boites de capotes avant le départ, tellement utiles sur place alors que les
Condomania foisonnent. Il se pourrait également qu'il se prenne pour un top model et décide de se faire recruter par une agence sur place, en
baito. Mais avec sa tête de poux et son physique de crevette il ferait mieux de se reconvertir en barman.
Quand est-il alors du
nerd de service qui n'a approché aucune femelle à moins de 10 mètres dans sa vie mis à part sa sœur ? Et bien il aura ses chances au Japon après une petite coupe de cheveux et un rasage de près ; avec un peu de chance il sera insupportable à son retour, se prenant pour le playboy de ses dames. Avis aux amateurs…